Original Viking Boréal

GRAFFITI VIKING: UNE FRESQUE MONUMENTALE A FLORENSAC

Pendant quatre jours, un groupe de graffeurs s’est réuni sous un pont à Florensac, dans l’Hérault, pour réaliser une fresque collective. Loin des villes et des circuits traditionnels, cet espace brut a servi de toile à une composition ambitieuse où les styles se sont croisés et fusionnés.

Une fresque glaciale dans un décor brut

Dès les premières heures, les contours se dessinent : des guerriers vikings au regard perçant, une mer sombre balayée par les vents du nord, et des lettrages organiques qui s’entrelacent avec l’environnement. Le fond bleu nuit renforce l’immersion, tandis que les aurores boréales, peintes à la bombe avec subtilité, viennent illuminer la scène. Le graffiti se mêle à l’illustration, les textures se superposent, et au fil des heures, le mur prend vie sous les projections de peinture. Les équipes OVB, TPM et LPF fusionnent leurs énergies.

Une peinture, une parenthèse, un rituel

L’atmosphère sous le pont est à la fois studieuse et détendue. Entre chaque session de peinture, les échanges fusent, techniques et idées circulent, chacun apportant sa touche et son énergie. Les allers-retours entre esquisses et application sont constants, le but étant d’assurer une cohérence entre les différents éléments du mur. En parallèle, le site prend vie au rythme des discussions, des pauses café et des moments de recul pour observer l’évolution du projet.

Le temps suspendu sous le pont

Cette fresque est avant tout le fruit d’une collaboration entre plusieurs artistes, venus d’horizons différents mais partageant une même passion. Chaque apport enrichit l’ensemble, créant une pièce où l’individualité de chacun s’efface au profit d’une œuvre collective. Une fois terminée, la fresque s’impose dans le paysage, transformant ce pont en un point de repère graphique, témoin éphémère d’un moment de création partagée. Les derniers sacs sont rangés, les dernières bombes vidées. Quelques photos sont prises, un dernier regard sur le travail accompli. Puis, comme toujours, chacun reprend la route, laissant derrière lui un mur qui parlera pour eux.

Article écris par: Alain Itraso